Les News de février 2007
27
février 2007 - BELGIQUE - Le
Projet
de loi relatif à la procréation médicalement assistée et à la destination
des embryons surnuméraires et des gamètes a été adopté à la
Commission de la Santé publique de la Chambre des Représentants
Aucun des membres de ladite Commission ne s'est opposé
au texte: 8 OUI, 5 ABSTENSION, aucun NON. Le texte sera donc soumis à la séance plénière de la Chambre des
Représentants. En cas d'adoption du texte sans modification, le projet
deviendra loi.
26
février 2007 - VATICAN - MOBILISATION DES CHRETIENS POUR LA DEFENSE DE LA VIE
ET L'OBJECTION DE CONSCIENCE (Source: Genethique.org)
Le Pape Benoît XVI a rappelé ce 24 février devant les membres de l'Académie
pontificale pour la Vie réunis pour leur assemblée générale annuelle, que
pour défendre le droit à la vie, les catholiques doivent se former "une
conscience vraie et droite sans trahison et sans compromis". Il a
demandé aux catholiques de "se mobiliser pour faire front aux multiples
attaques auxquelles est exposé le droit à la vie".
Le Saint Père a, à cette occasion, dénoncé "les pressions de plus en plus fortes pour la légalisation de l'avortement", "les méthodes d'eugénisme" visant "la recherche obsessionnelle de l'enfant parfait", la diffusion de la procréation artificielle ou les lois visant à autoriser l'euthanasie.
Mgr Jean Laffitte, vice-président de l'Académie pour la Vie, a montré qu'une société de tolérance idéologique "ne tolère pas l'idée qu'il y ait une vérité à chercher ; elle impose l'évacuation de tout débat de fond". "L'une des nouveautés est sans doute que l'acte de refuser en conscience d'obéir à une loi injuste se réalise dans un contexte de tolérance idéologique qui n'est pas disposée à le supporter", a-t-il précisé.
Le Saint Père a rappelé aux catholiques le devoir "d'éduquer la conscience vers le désir d'une vérité authentique", demandant aux parents et aux enseignants d'y contribuer.
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19
février 2007 - USA - KANSAS - ADOPTION D'UNE LEGISLATION PROTEGEANT LA FEMME
ENCEINTE ET L'ENFANT A NAÎTRE (Source: LifeNews)
La Chambre du Kansas a approuvé une nouvelle législation qui fournirait
davantage de protection et de de garantie de justice pour les femmes enceintes
et les leurs enfants à naître lorsqu'ils sont des victimes d'actes de e
violence. La mesure vise les cas où la mère et l'enfant sont tués ou blessés
dans une attaque violente. La Chambre a voté 94 à 28 en faveur de la loi dite
d'Alexa, ainsi baptisée après que le bébé d'une adolescente ait été récemment
abattu. La loi indique qu'un enfant à venir peut être considéré comme
une personne dans le contexte d'un meurtre ou d'une agresion. Cela permet à des
procureurs d'inculper des criminels de deux crimes et non d'un seul lorsqu'ils
tuent ou blessent la mère et l'enfant, quel que soit le moment de la grossesse.
Les partisans de l'avortement s'opposent à cette législation parce qu'ils ne
veulent pas reconnaître la mort d'un bébé avant naissance dans aucun contexte
15
février 2007 - PORTUGAL - REACTION DES EVEQUES ET D'UNE ASSOCIATION FAMILIALE AU
RESULTAT DU REFERENDUM RELATIF A LA DEPENALISATION DE L'AVORTEMENT (Source
(ZENIT.org
ZF07021511)
Réaction des Evêques:
« Ce n’est pas le fait que l’Etat élabore une loi
qui peut transformer le ‘mal intrinsèque’ en un bien pour la société », car ce
qui « peut être légal, n’est pas nécessairement moral », a affirmé le président
de la Conférence épiscopale portugaise, Mgr Jorge Ortiga, au lendemain du
référendum sur l’avortement, qui a eu lieu dimanche dernier au Portugal.
Le taux de participation des électeurs au référendum de dimanche dernier sur
l’avortement, n’a pas atteint le seuil requis pour que ce résultat soit
contraignant.
Moins de la moitié (43, 6 %) des électeurs se sont rendus aux urnes pour
exprimer leur avis. 59,25% d’entre eux ont opté pour le « oui » à l’avortement,
alors que le « non » a recueilli 40,75% des voix.
Malgré l’énorme abstention, le Premier ministre socialiste José Socrates, dont
le gouvernement dispose de la majorité absolue au Parlement, a affirmé lundi
dernier que « l'avortement, grâce au triomphe du ‘oui’ au référendum, cessera
d'être un crime » au cours des dix premières semaines de grossesse.
Le Président de la Conférence épiscopale portugaise, Mgr Jorge Ortiga,
archevêque de Braga a rappelé quant à lui, selon l’agence « Ecclesia », que la
question de l’avortement ne se résout pas « par un légitime instrument
démocratique, mais requiert une dynamique collective de solidarité entre les
femmes, les parents, les familles ».
« Ce n’est pas le fait que l’Etat élabore une loi qui peut transformer le ‘mal
intrinsèque’ en un bien pour la société », affirme l’archevêque de Braga, car ce
qui « peut être légal, n’est pas nécessairement moral ».
Dans une analyse réalisée au lendemain de la publication des résultats du
référendum sur l’avortement, marquée par la victoire du ‘oui’, Mgr Ortiga, dans
une réaction purement personnelle, souligne que « l’Eglise a proposé, à
l’occasion de ce référendum superflu, un éclairage des consciences, qui est,
lui, manifestement opportun et permanent, qui ne s’éteint pas comme le délai
d’une campagne ».
Mgr Ortiga estime que « ce résultat n’est pas décisif parce que l’Eglise a
toujours considéré que la question de la vie ne peut être soumise à référendum
». Il réaffirme donc que : « la vie est un don inviolable, un droit fondamental
de tous les êtres humains et comme tel, doit être accueillie et promue dans
toutes ses dimensions et dans un cadre universel”.
L’Archevêque de Braga parle de l’« heure des chrétiens laïcs », soulignant « la
spontanéité et le courage de tous ceux qui s’organisent pour promouvoir une
réflexion sereine et interpeller les consciences ». Il est convaincu que
l’Eglise « peut compter sur ces mouvements pour la défense permanente de la vie
».
« Choisir la vie n’est pas seulement l’affaire d’un jour, une question de vote »
mais « une option permanente qui donne un sens aux engagements du passé et aux
défis qui se présentent à nous ».
L’Archevêque de Braga affirme donc que l’Eglise continuera à condamner l’erreur
avec fermeté, et à accueillir le pécheur dans la miséricorde.
« Cette devise n’est pas le mot d’ordre de la campagne, mais une provocation
permanente adressée aux croyants », a-t-il ajouté avant de conclure : « L’Eglise
continuera dans son rôle de dénonciation prophétique et de solidarité active ».
Réaction de l'Acção Família ( lien: Acção Família )
L' Acção Família critique ceux qui cherchent à
imposer une nouvelle morale. Il faut continuer à se mobiliser pour « mettre un
frein aux stratagèmes de ceux qui cherchent à imposer une nouvelle morale à la
société », estime l’association portugaise dans un communiqué diffusé au
lendemain du référendum sur la libéralisation de l’avortement qui a eu lieu
dimanche dernier au Portugal.
L’association attire l’attention sur le fait que le taux d’abstention (56%) a
dépassé le taux de participation, ce dernier n’atteignant pas le seuil requis
pour que ce résultat soit contraignant d’un point de vue juridique.
« Mais au-delà de toute considération juridique, ce taux élevé d’abstention est
signe d’un manque d’intérêt et du découragement de la population face à ce
scrutin, comme l’ont d’ailleurs montré les graves et sérieux doutes que le débat
sur la question avait engendrés ».
Commentateurs et analystes relèvent par ailleurs que « la campagne victorieuse
du ‘oui’, menée par les partis et groupes civils, n’a pas joué franc jeu »,
masquant « les bases idéologiques et les conséquences plus radicales de la
proposition soumise à la consultation ».
Les partisans du ‘oui’ , « n’ont pas eu le courage d’expliquer clairement à
l’électorat » que le ‘oui’ impliquait « une libéralisation de l’avortement
jusqu’à la dixième semaine – un point qui aurait pu, selon les sondages, faire
l’objet d’un net refus de la part des citoyens. Préférant jouer sur la fibre
émotive de la population, ils ont focalisé l’attention de l’opinion publique sur
l’aspect même de la dépénalisation des femmes qui ont recours à l’avortement ».
Certaines personnalités engagées dans le camp du ‘oui’, avaient même justifié
leur position, disant qu’elles n’étaient pas favorable à la pratique de
l’avortement mais qu’elles voulaient que le nombre d’avortements diminue au
Portugal.
Il faut cependant souligner qu’à la suite de la victoire du ‘oui’, le caractère
idéologique a pris le dessus et que, quelques heures après la diffusion des
résultats, des voix favorables au ‘oui’ ont aussitôt avancé des requêtes
radicales.
Selon l’association, « la détermination du Premier ministre et du Parti
socialiste de porter la question de la libéralisation de l’avortement au
Parlement, en dépit du caractère non contraignant du référendum, montre que la
majorité gouvernementale est l’otage d’une minorité idéologique radicale qui
tente, à tous prix, d’imposer au pays des lois qui rejettent les fondements de
la morale chrétienne de la société ».
Malgré tout, Acção Família constate avec joie et espérance « que les
associations et les groupes engagés dans la campagne pour le ‘non’ à la
libéralisation de l’avortement, se sont mobilisés avec détermination et
dynamisme, ceci se reflétant sur le résultat des votes ».
14
février 2007 - ITALIE ) ACHARNEMENT THERAPEUTHIQUE OU EUTHANASIE ?Débrancher
l'assistance respiratoire ? Un juge rejette la demande ( Source :ZENIT.org)
– « On ne peut pas contraindre un médecin, même indirectement, à accomplir
un acte contre lequel sa conscience se rebelle », a déclaré le Procureur de
Sassari, M. Piras.
Un Italien de 53 ans, Giovanni Nuvoli,
atteint de dystrophie musculaire amyotrophique depuis 6 ans, avait en effet
demandé que l’on débranche la machine permettant l’oxygénation. Ce qui
entraînerait ipso facto sa mort. « Appuyer sur le bouton de l’oxygénation,
c’est comme appuyer sur la gâchette », a fait observer le magistrat.
Giovanni Nuvoli a été entraîneur et arbitre de football. Aujourd’hui, à
l’hôpital, il communique par battement de paupière avec sa compagne,
Maddalena Soro.
Il a dicté un « testament biologique » le 4 janvier dernier demandant «
l’interruption de toute forme d’acharnement thérapeutique ». Quelques
semaines auparavant, il avait refusé les médicaments contre les infections.
Pour le magistrat de Sassari, « on ne peut contraindre à provoquer
l’insuffisance respiratoire celui qui la combat quotidiennement : ce n’est
pas un hasard s’il s’appelle (médecin) réanimateur ».
De son côté, Giovanni Nuvoli compare son cas à celui de Jean-Paul II en
disant : « Je ne veux contraindre personne à agir contre sa conscience. Mais
j’ai mes bonnes raisons et en conscience, je crois être en règle : le pape
Wojtyla, à la fin, n’a plus voulu l’intervention des médecins, et il a
demandé à retourner à la maison du Père ».
Des médecins catholiques italiens saluent la décision du juge et des médecins
de l’hôpital de la Sainte-Trinité de Sassari, dans un communiqué de
l’association « Scienza e Vita », parce que leur possition « remet au
centre du débat la conscience et le professionalisme du médecin ».
« Cette liberté de conscience est garantie par la Constitution »,
rappelle-t-ils avant d’ajouter : « Le Ministère public souligne non
seulement que l’on ne peut pas obliger quelqu’un à faire le contraire de ce
que requiert sa profession et son professionnalisme, mais que procurer
l’insuffisante respiratoire n’est pas une simple suspension de thérapies de
soutien vital mais un véritable acte d’euthanasie ». Mais ils déplorent que
ce nouveau recours à la « place médiatique » pour discuter et décider
s’il s’agit de « suspension d’acharnement thérapeutique ou
d’euthanasie, y compris sous la forme de « suicide assisté » » et mettent
en garde l’opinion publique contre cette forme de pression.
La polémique s’empare en effet du cas. Des voix s’élèvent pour demander
« une loi », d’autres pour accuser le juge de « faire le prêtre ». Son
ordonnance serait « anticonstitutionnelle ». On parle de « nouveau cas Welby
», qui avait été l’occasion d’une offensive pro-euthanasie en Italie à
la fin de l’an dernier.
Piergiorgio Welby, qui souffrait de la même maladie, et se trouvait également
sous assistance respiratoire, et souffrait du fait de cette machine, avait écrit
au président de la République, demandant l’euthanasie. Un médecin, Mario
Riccio, a débranché le « respirateur », le 21 décembre 2006, au domicile de
Welby, et il a été par la suite absout par ses pairs.
Pour sa part, l’Eglise italienne avait rappelé à cette occasion la nécessité
de promouvoir les soins palliatifs pour soulager jusqu’au bout et au maximum
les souffrances des malades en phase terminale ou incurables et les accompagner
: supprimer la souffrance et non supprimer le malade.
Le pape Benoît XVI a également demandé que soient développées des unités
de soins palliatifs à l’occasion de la Journée mondiale du malade, le 11 février,
le thème 2007 de cette manifestation annuelle étant l’assistance des malades
incurables.
Lors de la présentation du message de carême du pape au Vatican, Don Oreste
Benzi, invité par le président de Cor Unum, Mgr Josef Cordes, pour son expérience
au secours des plus graves détresses de la société, a confié aux
journalistes qu’il avait voulu entrer en contact avec M. Welby, qu’on ne
l’avait pas laissé l’approcher. Il était « trop prisonnier » a dit le prêtre,
sans préciser de quoi. Pourtant, des funérailles catholiques publiques ont
ensuite été demandées.
Le cardinal Camillo Ruini a refusé, étant donné l’opposition, publique,
constante et répétée de M. Welby à l’enseignement de l’Eglise sur le
respect de toute vie humaine. Une décision « douloureuse » a avoué le
cardinal, qui a cependant assuré les proches de M. Welby de la prière de
l’Eglise.
ZF07021409
12
février 2007 - CANADA -
EUTHANASIE
ET SUICIDE ASSISTE - Entretien avec la directrice de l’Organisme catholique
pour la Vie et la Famille, au Canada (Source:
ZENIT.org des 12 et 13 février 2007)
Comme beaucoup d’autres pays du monde, le Canada est confronté
à l’action efficace de groupes de pression favorables à l’euthanasie et au
suicide assisté. Mais « prétendre soulager la souffrance en éliminant le
malade est une aberration » affirme Michèle Boulva, directrice de
l’Organisme catholique pour la Vie et la Famille (OCVF)
Zenit : Depuis quelque temps, un mouvement s’est manifesté dans votre pays
en faveur de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Ce
mouvement prend-il de l’ampleur et a-t-il beaucoup d’impact sur l’opinion
publique ? >>>
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12
février 2007 - FRANCE - SOINS PALLIATIFS ET EUTHANASIE - Prise de position du
candidat Nicolas SARKOZI (Source: www.genethique.org
12/02/07).
A l'occasion d'une manifestation à la Mutualité,
à Paris, Nicolas Sarkozy, candidat à la prochaine élection présidentielle en
France, a évoqué une éventuelle dépénalisation de l'euthanasie en déclarant
"les principes je les respecte, les convictions je les respecte. Mais je
me dis quand même, au fond de moi, il y a des limites à la souffrance qu'on
impose à un être humain". "On ne peut pas rester les bras ballants
devant la souffrance d'un de nos compatriotes qui appelle à ce que ça se
termine, tout simplement parce qu'il n'en peut plus."
12
février 2007 - VATICAN - SOINS PALLIATIFS (Source: www.genethique.org
12/02/07).
Le pape Benoït
XVI a lancé, à l'occasion de la journée mondiale des malade ce 11 fécrier,
un appel à développer les soins palliatifs pour les personnes atteintes de
maladies graves. "Il est nécessaire de soutenir le développement des
soins palliatifs qui offrent une assistance intégrale et fournissent aux
malades incurables le soutien humain et l'accompagnement spirituel dont ils ont
fortement besoin", a affirmé le Saint Père.
12
février 2007 - PORTUGAL - REFERENDUM RELATIF A LA DEPENALISATION DE
L'AVORTEMENT - Malgré une abstention majoritaire, le gouvernement socialiste
imposera sa loi.
Ce 11 février 2007, les
Portugais étaient appelés à se prononcer par référendumn sur la
dépénalisation ou non de l'avortement. La
question posée était:
"Etes-vous d'accord avec la dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) si elle est réalisée, à la demande de la femme, dans les dix premières semaines de grossesse, dans un établissement de santé légalement autorisé ?"
Ces derniers
Pour que le résultat du référendum soit contraignant la participation devait
dépasser la moitié des 8,4 millions d'électeurs inscrits. Cependant, le
gouvernement socialiste avait déjà annoncé la couleur en déclarant que si ce
seuil n'était pas atteint il modifierait néanmoins la loi en cas de majorité
du "oui".
Or, c'est bien ce qui s'est passé ce dimanche: la participation s'est située à 43,60 % et n'a donc pas atteint le seuil de 50 % requis pour que le résultat soit contraignant. Sur ces 43,60 %, 59 % ont optés pour le "oui". En d'autres termes, seuls 25,7 % des personnes appelées à se prononcer ont demandé le changement de la loi. C'est donc contre l'opinion d'une majorité favorable au status quo légal que le premier ministre socialiste, José Socrates, a confirmé que le Parlement, où les socialistes sont majoritaires, modifierait la loi actuelle. Cette attitude non démocratique ne surprend évidemment plus ceux qui depuis longtemps observent les méthodes des partisans de la Culture de Mort.